• Laëtitia Raibon Naturopathe Deux-Sèvres - Jeûne, Revitalisation 06 30 65 71 21

Ecologie

Grainothèques, réapproprions-nous les semences!

Grainothèques, réapproprions-nous les semences! 697 693 Laetitia Raibon
Grainothèques : les enveloppes contenant des graines à planter
Grainothèques : les enveloppes contenant des graines à planter

Depuis peu, la petite bibliothèque de la commune voisine accueille une “grainothèque“. Ainsi, à côté des livres, il y a un espace désormais réservé aux graines. Celles-ci sont dans des enveloppes avec la date de la récolte et le nom de la plante. Les visiteurs sont libres de déposer ou de prendre ce qu’ils souhaitent. Des initiatives de grainothèques comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses à voir le jour. 

 

Préserver la biodiversité

Aujourd’hui, les agriculteurs utilisent des graines du commerce, standardisées à l’extrême. Les sols sont pauvres depuis que Monsanto et les autres multinationales semencières les exploitent à coups de produits chimiques. Les graines utilisées sont génétiquement modifiées pour être résistantes à toutes sortes d’aléas. Ce sont majoritairement des hybrides F1 stériles : leurs plans donnent des graines inutilisables. Et surtout, l’industrie semencière nous impose un nombre toujours plus restreint de variétés à fort rendement. C’est tout le contraire de ce que nous offre la nature : des graines d’espèces multiples et reproductibles à l’infini ! Du coup, notre biodiversité se réduit d’année en année de façon considérable. Durant le XXe siècle, nous avons perdu 75 % des variétés comestibles cultivées.

Pour éviter que les graines restent entre les mains des semenciers, les grainothèques commencent à voir le jour. Elles ouvrent grands leurs bras aux graines de toutes, surtout les variétés anciennes. Cela permet de découvrir et de conserver les espèces en voie de disparition.

 

Des semences adaptées aux territoires

La Nature a créé une multitude de graines différentes pour répondre à des conditions d’adaptabilité aux différents terrains, climats, et micro-climats. Les semences standardisées riment avec des cultures standardisées : énormément d’engrais, de pesticides et des arrosages excessifs.

Les grainothèques sont des lieux d’échanges locaux où nous pouvons trouver des semences adaptées aux territoires. La plupart du temps, ce sont les graine récoltées par nos voisins ou par les habitants d’un village voisin que nous retrouvons dans les enveloppes. Des graines mieux adaptées à notre territoire. Et pour des résultats encore plus spectaculaires année après année, rien de mieux que de replanter les semences récupéré dans notre jardin 😉

 

La liberté d’échanger et de reproduire nos graines

Il y a encore peu, les paysans gardaient, replantaient et échangeaient leurs graines librement. Maintenant, l’Europe a inventé un catalogue officiel des graines autorisées comportant de nombreux hybrides F1 qui doivent être rachetés chaque année par le cultivateur. Chaque pays d’Europe possède son catalogue et la somme de ces catalogues constitue le catalogue européen. Seules peuvent être commercialisées les semences issues de variétés inscrites au catalogue officiel. L’utilisation de semences non inscrites est toujours permise si elles sont issues de la propre conservation de l’agriculteur. Cependant, ce dernier ne peut ni les échanger ni les commercialiser.

Les grainothèques permettent un libre échange de graines, bien loin d’un monde dans lequel le vivant serait privatisé entre les mains de quelques-uns.

Récolter les graines pour les partager

Récolter les graines pour les partager

Un peu de gratuité 

Alors que les graines abondent dans nos jardins, les semences hybrides de l’industrie semencière constituent un véritable racket annuel des paysans et jardiniers.

Les grainothèques nous permettent de partager ce que la Nature nous offre en abondance. Une seule salade montée en graines donne de quoi faire pousser des salades dans plusieurs jardins !

 

Du lien et pour se réapproprier les techniques transmises oralement

Il y a quelques temps, le jardinage et la culture des plante se transmettaient oralement.

Les grainothèques sont aussi des lieux de rencontres autours desquels sont organisées des animations tout au long de l’année. Autant de moment de partage qui créent du lien et permettent d’échanger des techniques de jardinage.

Moins c’est mieux

Moins c’est mieux 849 862 Laetitia Raibon
Minimalisme
Minimalisme

Aujourd’hui, nos sociétés nous font croire que « le bonheur c’est d’avoir de l’avoir plein nos armoires… » comme dirait Souchon. Le moral des ménages d’après notre pouvoir d’achat, la publicité nous place sans arrêt devant les yeux de nouveaux désirs qu’elle déguise en besoins, le jetable et l’obsolescence programmée règnent en maîtres. Pourtant, à côté de ça, un nouveau courant fait son chemin : le minimalisme. Certaines personnes font le choix d’aller à contre-courant : posséder moins pour être plus heureux

LA COURSE A LA POSSESSION EST VAINE

Acheter de nouveaux vêtements ou une nouvelle voiture constitue souvent une source de plaisir. Le shopping est même devenu le loisir favori de nombreuses personnes qui comptent sur les achats pour les rendre heureuses.

Le problème est que les firmes nous maintiennent dans un état de frustration permanente en nous bombardant de publicité. Elles nous proposent sans arrêt de nouveaux objets toujours plus beaux et plus performants. Nos acquisitions sont rapidement dépassées et nous entrons dans une course à la possession pour satisfaire nos nouveaux désirs. Pour acheter plus, nous passons plus de temps à travailler, au détriment du temps consacré à profiter de la vie…

De plus, on s’habitue à tout, même à la richesse et aux possessions. Les plus riches ne tirent plus aucun plaisir de séjourner dans un hôtel luxueux. Plus de découverte, tout devient banal. Par contre, l’idée de tout perdre à cause d’un accident de parcours peut devenir source de stress. Et quand l’accident se produit, la dépendance au confort et au luxe rend le passage à un train de vie plus modeste extrêmement difficile.

La publicité dans les rues de Tokyo

La publicité dans les rues de Tokyo

 

LE MINIMALISME MARQUE DES POINTS

Le minimalisme quant à lui, rejette l’accumulation d’objets dont nous n’avons pas besoin.

Ce mouvement dont on entend de plus en plus parler à l’heure actuelle n’est pas nouveau. L’histoire est jalonnée par l’emprunte minimaliste s’opposant à la société de consommation. Il y a 2500 ans, Socrate disait déjà que « le secret du bonheur […] n’est pas trouvé dans la recherche du plus, mais en développant la capacité de jouir de moins. ». Au siècle des lumières, alors que l’on glorifie le progrès, Rousseau se tourne vers la nature qui lui procure calme et sérénité (“Les rêveries du promeneur solitaire”). Le philosophe américain Henry David Thoreau s’est beaucoup inspiré de Rousseau. Il a fuit les villes en pleine révolution industrielles pour aller vivre en pleine nature dans une cabane auto-construite («Walden ou la vie dans les bois”). Nombreux sont ceux qui s’en réclament comme Pierre Rabhi qui prône une « sobriété heureuse »

Le minimalisme nous libère :

– du temps (besoin de moins d’argent donc possibilité de travailler moins et aussi moins de temps passé à entretenir nos objets),

– de l’espace (moins de meubles et d’objets dans la maison)

– de l’argent (moins d’achats = moins de dépenses).

Ils sont une façon de se concentrer sur ce qui est vraiment important et qui donne un sens à notre vie : les relations, l’amour, la joie, la créativité…

 

5 CONSEILS POUR REDUIRE NOS POSSESSIONS

1) Mieux se connaître et savoir définir ses besoins

La simplicité ne consiste pas à consommer le moins possible. Ce n’est pas un concours avec son voisin puisque la simplicité de l’un n’est pas forcément celle de l’autre. Elle n’a de sens que si elle permet d’être heureux. C’est pourquoi il est nécessaire de se connaître pour savoir quels sont nos besoins.

2) Désencombrer pour se recentrer sur l’essentiel

Une fois nos besoins définis, il est important de désencombrer notre intérieur en éliminant nos possessions inutiles. Dominique Loreau affirme que ce n’est pas nous qui possédons les choses, « ce sont les choses qui nous possèdent ». Moins d’objets inutiles, c’est plus de liberté d’esprit.

3) Favoriser le partage et l’emprunt

Tout ce qui cherche à collectiviser la réponse aux besoins permet d’atteindre 3 éléments déterminants du bonheur : développer des liens avec son entourage, réduire les besoins financiers individuels et diminuer aussi le temps pour les gagner. Favoriser les transports en commun, les bibliothèques, les grainothèques, les parcs publics, les systèmes d’échanges locaux (SEL) basés sur le troc et le prêt d’outils entre voisins est donc une bonne solution.

4) Préférer les expériences aux objets

Apprendre à voir la beauté dans les petites choses, à se réjouir de peu. La richesse est intérieure (un sourire, un échange, des moments simples). Dans la pyramide de Maslow le besoin de s’accomplir arrive au sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement.

5) Bien réfléchir avant d’acheter

Se demander si on a vraiment besoin de faire un achat est la première question à se poser (on peut peut-être emprunter, réparer, faire par soi-même…). Si le besoin est réel, nous pouvons être plus exigeant sur la qualité et l’éthique de fabrication des produits puisque tout achat est mûrement réfléchi. Privilégier les achats d’occasion permettant de réutiliser et de moins jeter est une bonne solution. Préférer le travail de l’artisan plutôt que les produits de masse en plastique permet également d’éviter d’augmenter les déchets et de choisir à qui l’on donne son argent.

 

CONCLUSION

Bien qu’elle ne soit pas nouvelle, la question de mener une vie simple en stoppant la course aux possessions, est plus que jamais d’actualité. A l’heure où notre mode de vie moderne est devenu destructeur pour notre planète, il est urgent de se tourner vers une vie plus épurée favorisant recentrage sur les vraies valeurs. Rappelons-le, le vrai bonheur se trouve à l’intérieur de nous, pas à l’extérieur. Apprécier les choses simples de la vie nous permettra aussi, par contraste, d’apprécier le luxe quand il se présente.

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